• Retrouver pas à pas
    la possibilité de soi

    Le corps a son langage et même s'il a du mal à dire, il est comme moi,
    il finit toujours par le dire.
    J'ai beaucoup de gratitude pour tous ces messages amicaux, ces liens tissés, ces baumes au cœur, ils sont soutien pour retrouver la station verticale.
    Trois médecins ont dit la même chose avec les mêmes mots : ça secoue.
    Alors me voilà, toute secouée, je m'en remettrai, il me faut juste du temps.
    C'est évidemment le moment de remettre à jour les priorités, c'est ce que le corps a dit.
    Je me mets donc en vacances d'écriture, disons jusqu'à l'automne.
    Vie douce à celui qui lit !


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  • Le premier soir, j'étais seule dans la chambre, mais j'avais trop mal pour dormir. Le deuxième jour, ils ont mis dans le lit à côté une vieille dame qui a râlé toute la nuit. Ils ont posé un paravent entre elle et moi mais ça ne changeait pas grand-chose. Elle respirait comme Dark Vador et était aussi consciente que la grand-mère de la Smala. Je les entendais quand ils s'occupaient d'elle, ils l'appelaient Madame, lui expliquaient ce qu'il faisait, j'étais touchée de ce respect.
    J'ai été tout le long du séjour touchée par le respect et la compétence.

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  • 99 100 101...


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  • Parfois ce n'est pas seulement un chanteur qui meurt, ni même un vieil ami, c'est toute une époque, un univers.
    On ne sait jamais trop si cet air de liberté qu'on fredonnait c'était la vie plus simple ou la jeunesse de nos artères.
    Bien sûr, je pleure, tous les souvenirs remontent, je pose les bornes de ma mémoire.

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  • Souvent, je préfèrerais ne pas savoir, tous ces morts à pleurer.
    Certains disent que le monde se délite, qu'il est devenu si violent.
    Je crois que la seule différence est que maintenant nous savons.
    Nous sommes noyés sous les avis de décès.

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  • 90

    Que dis-je exactement quand je dis « mot » ? Quand je dis « mot » je dis mer, je dis ciel, je dis vent et lumière. Je dis toute la lumière et la peau, je dis grève et le sable collé sous la plante des pieds.
    Quand je dis « mot » je dis aussi l’obscur, et je demande aussi : « Existe-t-il une mesure exacte pour l’obscur ? »
    Quand je dis « mot » je te parle et il fait soudain clair, et je dis que je te parlerais même s’il faisait nuit, même si tu ne voulais pas, même si tu me disais que tu ne comprends pas. Quand je dis « mot » je dis qu’on peut toujours parler, même sans bouche et sans langue et sans cordes vocales, sans cartilage aryténoïde et sans muscle crico-aryténoïdiens. On peut toujours parler, on peut parler d’un mot. Et le faire exister.
    Et tout faire exister.

    [Isabelle Alentour]


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  • 89

    Au fond, c'est plus léger
    sans dieu ni même  métempsycose.


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  • 88

    A la question du plus grand plaisir du printemps,
    j'ai voté les pieds nus.


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  • 87

    L'amour n'empêche pas les larmes,
    mais il les sèche plus vite que son ombre.


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  • 86

    Des moments dans la vie,
    où c'est pleine lune tous les jours -
    on n'est pas à l'abri de soi-même.


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  • 85

    Ici aussi, son nom
    Arnaud Beltrame


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  • J'ai développé au cours des refus une profonde affection pour l'un des éditeurs qui n'éditent pas mes romans.
    Il faut d'abord poser le contexte : ce roman sur lequel vous travaillez depuis une ou plusieurs années, que, certes, personne ne vous a commandé, et que vous envoyez à quelques éditeurs ciblés.

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  • 83

    Un pas sur la mélancolie des départs
    Un œil sur le sursis de l'ailleurs

    Entre les deux
    Toute une vie

    Et la liberté de n'être plus
    Le bonheur de n'être pas encore

    Nos racines
    Lestent légèrement
    Les nuages

    (Lionel Gerin in Ce qui reste)


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  • 82

    20ème siècle, tout est relatif.
    21ème siècle, tout est relié.


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  • 81

    Assemblée générale dans la caravane,
    les forces en présence,
    le féminin de la puissance et de l'intuition,
    rassurent et nourrissent
    les rêves doux.


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  • 80

    Le tour de l'hiver en 80 jours,
    la nuit égale au jour -
    l'année est comme nouvelle.


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  • 79

    C'est tout nous,
    ce printemps déclaré
    aux plus belles heures de la journée,
    et une partie du pays sous la neige.


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  • 78

    - Tu n'es pas gentille avec moi !
    - Ce n'est pas vrai, c'est injuste ce que tu dis.
    - Tu vois !


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  • Il m'arrive souvent de ne pas savoir quoi penser,
    toujours surprise de croiser des opinions claires, fermes, et définitives.
    Par exemple, l'un des sujets du moment, friandise des réseaux.
    En prenant l'histoire au début, j'aime et j'écoute Noir Désir. Plusieurs morceaux, dont Le vent nous portera, continuent de me toucher.

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  • 76

    La Fleur
    Se façonne en tant de figures
    Arbore tant de couleurs
    Que je ne saurai
    D'un seul regard
    Capter ses apparences
    Ni d'un souffle
    Respirer ses parfums

    Telle la vie
    En ses milliards de formes
    La Fleur pullule
    La Fleur m'échappe
    La Fleur m'éblouit.

    (Andrée Chedid in Rythmes)


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  • 75

    Ces villes, ces lieux, que l'on ignorait,
    qui maintenant font triste partie de notre vocabulaire.
    Fukushima, Lampedusa, La Ghouta …


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  • 74

    Il y en a plus d'un qui s'attellent à percer les secrets de l'univers,
    mais c'est toujours pareil,
    un secret en cache un autre.


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  • 73

    Chaque jour
    un peu plus de lumière
    dehors et dedans.


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  • 72

    Mon Parrain a rejoint la terre de ses ancêtres, 94 ans, joli score.
    Curieux, intelligent, rude comme les hommes de l'époque.
    Encore un visage de l'enfance qui déserte.


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  • 71

    L'amour ne demande pas d'effort


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  • Le temps nous ment et nous manque,
    traitons le avec désinvolture.
    J'ai parfois l'impression de passer ma vie dans un sas de décontamination entre l'ancien et le nouveau.
    Le monde est très indépendant de notre volonté.

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  • 67

    Quand les femmes sont debout,
    le monde s'équilibre.


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  • 65

    Se demander où vont la nuit
    trottinant
    en ribambelle
    sur le bord des routes du Royaume
    les sangliers.


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  • 64