• Le courrier du dimanche

    Du Campement, le 150 215

    Ma chère Frangine,

    Le ciel blanc
    s'émiette au-dessus de la prairie
    c'est le troisième jour de pluie
    cependant
    chaque soir
    a l'heure du coucher
    un rayon de soleil
    par la petite fenêtre
    traverse la galaxie.
    Ici aussi le moral remonte, je me suis levée avec un inexplicable appétit du jour qui était là.
    Cette révolution se fera au lieu par lieu, au jour le jour, à l'initiative, à la créativité. Des alliances, des communautés, des réunions, du rêve, de la vie. Je te cite dans le texte.
    Oui, laissons-les, ignorons les avides, traitons cela avec désinvolture, et construisons l'alternative.
    Joyeux et débonnaires – autant que faire se peut.

    La marmaille de Coloc Bingo réchauffe la maison. Sunshine est passée comme une étoile filante, pleine de lumière, elle a laissé quelques mots comme le devoir de positiver (voire à l'excès) - pour faire l'équilibre.
    Nous préparons doucement la maison à sa prochaine vie.
    Je souhaite à tous les couples d'avoir eu hier soir leur retour sur investissement.
    Pour ma part, j'ai parfois la tentation de sortir, aller dans un bar, soulever le premier loup venu, pour voir. Rassure-toi, je m'en tiens à un bon film et une tablette de chocolat qui font très bien l'affaire.
    Je suis dans un cycle vieilles comédies yankees, je savoure les dialogues. Dans un tout autre genre j'ai vu un film pour toi, I Origins, tu le trouveras un peu lent mais le propos te parlera.
    J'écris un poème intitulé Après la chute en écoutant la musique de Nashville.
    Le soir tombe doucement, en grisaille et en griserie, je m'enivre d'être simplement là
    (cf pièce jointe).
    Prends soin de toi et fais-toi la vie douce.
    Love, Peace, and be Wild.

    Lady Day
    (grisée)

    Aujourd'hui c'est poésie en pièce jointe

    P.J. je suis présente, je le dis plusieurs fois, PRÉSENTE, PRÉSENTE, PRÉSENTE, comme ça je le sens bien, j’y suis bien, je ne me moque pas, je fais en sorte, je me fais l’appel, le rassemblement de tout moi ensemble, on est là, on se tient, on s’y tient, on a de quoi tenir longtemps, je sais l’importance, ne pas être ailleurs quand on est là c’est important, PRÉSENTE de toutes mes forces, PRÉSENTE à perdre haleine, PRÉSENTE avec ma peau, avec mes organes, avec ma respiration qui fait le boulot à merveille, avec les habitants du crane, avec mon noir immense, avec ma langue pour le dire, PRÉSENTE, je grouille, j’abonde, je pullule, j’y suis […]
    (Natyot)


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