• Le courrier du dimanche

    Du Campement, le 070 615

    Ma chère Frangine,

    Sur un mur de pierres
    éblouissantes
    en lettres maladroites
    le slogan de l'été :
    J'encule la canicule !
    Tout comme toi, mes déambulations
    me ramènent au centre
    de moi-même,
    le centre de nulle part.

    On rigole à la table ronde, on se moque les uns des autres.
    On imagine le futur, sa nature et sa culture.
    J'ai réalisé dernièrement que l'avenir est mon point faible, penser que demain sera mieux c'est amputer le présent.
    Nous parlons des bouleversements sociétaux, l'un dit que dans une ou deux générations les enfants seront peu à grandir dans le ventre d'une femme.
    Les mères autour de la table ne le conçoivent pas, mais cela semble réaliste.
    Il y en a encore à voir !
    Coloc Bingo et moi optons pour le camp de base pas loin de la montagne, il n'y a plus de crainte d'isolation maintenant que l'on a réussi à mettre le monde dans une boîte.
    Il en faut bien qui assurent les havres de paix.
    Ce TAFTA me fait peur aussi, le vieux monde est une bête blessée acculée.
    Gardons foi en nos chers contemporains.
    Pour le reste, je t'ai lu, il me semble que la seule chose à faire, comme toujours, est d'user de confiance.
    Ce n'est pas en détestant le dictateur qu'on le combat le mieux, c'est en devenant heureux malgré lui.
    Le bonheur est la subversion absolue.
    (Dany Laferrière (via Michel Thion))
    Par ailleurs une sagesse ancienne dit que le bonheur n'est pas un but mais une trajectoire.
    Nous y retrouverons bien nos petits.
    Prends soin de toi et fais-toi la vie douce.
    Love, Peace, and be Wild.

    Lady Day
    (yes futur)

    Aujourd'hui c'est poésie en pièce jointe


    P.J. je voudrais trouver le mot juste
    celui qui ne se justifie pas
    celui qui s'évidence
    celui qui marche tout seul
    celui qui vient ici
    sans se soucier de moi

    (Thierry Roquet)


  • Commentaires

    1
    Marc Bonetto
    Mardi 23 Juin 2015 à 17:10

    Y en a qui ne craignent pas de se brûler.

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