• Le courrier du dimanche

    Du Campement, le 230 815

    Ma chère Frangine,

    L'orage se rapproche
    le vent invite à la danse
    le ciel du Nord est noir
    des éclairs
    le tonnerre n'en finit pas
    le grain qui s'annonce
    fait trembler la tonnelle
    aucune être vivant
    dans les alentours
    ne fait son malin.
    Je reprends doucement, ce n'est pas encore Septembre.
    Être exigeant et gentil avec soi, à noter sur le cahier de texte de la rentrée.
    J'ai bien lu ton article sur Le National Cancer Institute annonçant que la consommation de cannabis détruirait les cellules cancéreuses.
    La prohibition a assez duré.

    Bon retour à Paname Sista, n'oublie pas ce que l'on a dit :
    identifier ce qui nous ressource, s'en servir.
    Ont commencées les visites de fin de vacances, on ne s'est pas vu depuis le début de l'été, on fait le point - nous avons tous grandi.
    On se lit des poèmes. Il se pourrait bien que je publie deux recueils l'année prochaine.
    Pas de souci avec les chroniques qui paraîtront chez Gros Textes, mais l'autre recueil aborde ce sujet délicat que je freine à lâcher dans la nature. J'aimerais ta lecture.
    Poésie sonore, regarde sur youtube : Christophe Tarkos.
    Pour en revenir à nos dernières conversations, je suis tombée sur cette citation :
    Parfois, je me demande comment tous ceux qui n’écrivent pas, ni ne composent ou ni ne peignent, réussissent à échapper à la folie, à la peur panique qui sont inhérentes à la condition humaine.
    (Graham Greene (via Irvi, café du port))
    Hey, Graham, ils cuisinent ! Par exemple.
    On peut penser que chacun a sa façon de survivre.
    Du temps de cette lettre, la pluie est arrivée. Il déluge sur la prairie.
    L'ambiance est à écouter la bande son de Nashville.
    Le projet en mouvement suit son cours. Je songe à tout ce qui nous retient quelque part.
    Ou pas.
    Je me suis comme promis remise au roman (mais doucement, ce n'est pas encore Septembre).
    Prends soin de toi et fais-toi la vie douce.
    Love, Peace, and be Wild.

    Lady Day
    (pluvieuse (d'un été))

    Aujourd'hui c'est poésie en pièce jointe

    P.J. Après l’orage on cueille
    les odeurs en bouquet dans la forêt
    respiration subtile des verts

    Un été doux aux cigales insistantes
    la peau s’habille sarriette et romarin
    caresses veloutées des sauges et de l’origan

    La nuit les coquillettes
    traversent le jardin
    à dos de fourmis

    (Jasmine Viguier)


  • Commentaires

    1
    catherine madeleine
    Lundi 24 Août 2015 à 12:38

    J'attends tes poèmes comme on est content d'une amie enceinte. Ce qui ne nous arrivera plus.

    J'ai vu Tarkos et il est mort et c'est un peu tôt.

    Je cherche des ressources de lumière, je danse dans la rue.

    Le diable bat sa femme en permanence à Paname.

    Mais je l'aime encore...

    Love etcaetera!

     

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