Blog d'humeur d'Hélène Dassavray
Il m'a prévenue, m'a dit pourquoi c'était important qu'il l'écrive, que c'était un instant, il fallait que ça sorte, et puis il travaillait les sentiments extrêmes.
Il m'a assurée de son amour, mais il a écrit et publié un poème comme un coup de couteau dans mon cœur.
Le débat est sur la table. Je sais pourquoi on écrit, j'en connais la nécessité, l'honnêteté requise, je n'aurais pas aimé qu'il se censure. Mais j'en ai pleuré, et j'ai encore les larmes aux yeux quand j'en parle, je l'ai trouvé si violent et si injuste.
Dans le débat, d'ailleurs, je me demande quelle est la part de l'amour propre dans ce grand chagrin.
(On me souffle dans l'oreillette que peu importe la réponse - et on ne l'a pas toujours, mais que c'est important de se poser cette question)
Nonobstant, j'expérimente la blessure par écriture et cela changera forcément la mienne.