Blog d'humeur d'Hélène Dassavray
Se poser quelques questions existentiellesaprès la réception d'une invitationde Paul (Emploi) à une formation de CAP maçon.
Les cerisiers en blanches fleurs,prairies piquées de jaune,le mauve des lilas,et l'aigle qui survole -cerf-volant dans le bleu.
Les premières tabléessous le soleil d'avril,verres pleins et levés au commun des destinsdont nous tissons les fils.
La lune aussi,à travers les branches du pin parasol,offre sa tournée de poésie.
Un pas de danse,pour ouvrir la saison,l'été bientôt,son tourbillon.
Dans un laboratoire underground,des artistes de tous poils,et toutes plumes,boivent des bières et du vin rouge,échangent leurs codes postaux.Bonnes vibrations.
Se sentir parfoiscomme ce papillon pris dans la moustiquaireêtre à soi-même l'intervention miraculeusequi soulève le rideau et rend la liberté
On dirait parfois que nous sommes au centre de la fête. Cependant au centre de la fête il n'y a personne. Au centre de la fête c'est le vide. Mais au centre du vide il y a une autre fête. (Roberto Juarroz)
Parfois il s'agit seulementde ne pas lâcher.
Écrire son propre monde,où le corps répond à l'esprit,être cristal d'eau.
Ses fils sont les fils qu'elle a tissés avec le monde.
Parfois, trouver un seul motpeut faire la journée.
Disons, en moyenne une fois par livre,relire un extrait lointain,faire waouh,faire waouh de faire waouh.
Tout change en profondeur,la jeunesse prend la parole. (Au retour du film A voix haute de Stéphane de Freitas)
Personne n'a le monopole de la réalité.
Le sentiment que lorsqu'il rejette l'autre en bloc,celui à qui on ne la fait pas -enfermé dans ses certitudes,détenteur de l'unique conscience,méprisant la part des choses -est ce qu'il combat.
Ce papillon orange au cercle noirfamilierentêtédélivre message ou demande asile.Il brave, comme un dans sa vérité.
C'est le jour de l'été et de l'être.
Merci Monsieur Grand Corps Malade pour votre film Patients,émouvant, souriant, touchant, nécessaire, important. Et bien fait.
Comme si chacun espérait un paysoù tout le monde pense comme lui.
Ouvrir à l'imprévule cercle des amis,précieux et généreux complices que l'on garde des chapitres passés -qui assurent le suivi.
Se découvrir d'un fil,en découdre le temps.
Attendre et voir ce que ça donne.
L'essentiel est bucolique,ou le contraire.
- On se voit quand ? - On laisse passer les ponts, on voit après. - On laisse passer les ponts - et l'eau dessous… (Avec Flore)